banniere
L'association Les Activités Actualités Bibliothèque Les Sujets Revues
Sonothèque Cahiers documentaires Liens


Célébrer Jean-Henri FABRE

Jean-Henri FABRE est né en 1823 dans un petit village du Rouergue, à Sain-Léons, au nord-ouest de Millau.

Fabre

Il fait des études assez disparates. Vers 15 ans il se trouve pratiquement obligé de travailler pour vivre. Néanmoins, en 1841, il passe le concours d’entrée à l’école normale d’Avignon, il est reçu premier ! Après l’école normale, en 1843, il est instituteur à Carpentras. Il se marie avec Marie-Césarine Villars, institutrice, ils auront sept enfants, elle décèdera en 1885. Sans jamais fréquenter l’université, de 1846 à 1855 il passe deux baccalauréats, lettres puis sciences ; ensuite 3 licences : mathématiques, sciences physiques, sciences naturelles ; enfin le doctorat ès-sciences. Il est professeur de physique à Ajaccio (1849-53) puis au lycée d’Avignon (1853-70).

En 1870 il est contraint à démissionner de l’enseignement pour avoir parlé de la fécondation des fleurs par les abeilles à des jeunes filles lors de cours du soir, il va alors habiter Orange (1871-79) et se consacre à l’écriture de manuels d’enseignement (une centaine), la plupart publiés chez l’éditeur Delagrave. En 1879 il acquiert un petit domaine, qu’il baptise «l’Harmas», à Sérignan (Vaucluse). En 1887 il se remarie avec sa «gouvernante» Marie-Joséphine Daudel, elle a quarante ans de moins que lui ! ils auront trois enfants.

Depuis son séjour à Carpentras, il s’est toujours intéressé aux insectes ; à Orange, puis à Sérignan il se consacre essentiellement à l’étude des mœurs des insectes, petit à petit il publiera dix volumes d’observations «Souvenirs entomologiques» (1878-1907). Il a aussi peint quelques 600 aquarelles représentant des variétés de champignons. Il a encore écrit des poèmes et des chansons, en français ainsi qu’en provençal (39 poèmes et chansons). On ne sait ni où, ni comment, il a appris la peinture et la musique ? En 1888 il s’était lié d’amitié avec deux jeunes félibres : Alphonse Martin et Louis Charrasse, puis en 1908 il rencontre Frédéric Mistral. Il était devenu Félibre, puis Majoral du Félibrige en 1909 (cigale de Carcassonne). En 1913 le président de la République lui rend visite à son Harmas de Sérignan. Le 11 octobre 1915 il décède à Sérignan où il a été enseveli. Il y a cent ans cette année.

En 1868, Victor Duruy, ministre de l’enseignement, lui avait donné la Légion d’honneur, il a été nommé officier en 1910. Véritable génie, il semble que Fabre pouvait réaliser parfaitement tout ce qu’il entreprenait. Il a été le véritable initiateur de l’entomologie (étude des insectes). Il est célèbre dans le monde entier, particulierement en Russie, Suède, Belgique, Mexique, et surtout au Japon où tous les enfants lisent des extraits de ses œuvres à l’école primaire.

Sa devise était «Laboremus», c’est à dire «Travaillons».

Il a écrit : «C’est mon sujet favori, que de plaider la cause des faibles, des misérables, des calomniés, des proscrits … je me reprocherais toute ma vie d’oublier les délaissés»

Notre Centre de Documentation Provençale met à votre disposition plus de 200 références qui plus ou moins ont Fabre comme sujet dont plus de 20 livres, et aussi un cahier documentaire de 25 pages : « Jean-Henri FABRE » pour 6 € port compris …





deco de bas de page